Le long feuilleton autour du sauvetage de la compagnie aérienne italienne Alitalia a débouché mercredi sur l’annonce d’un accord pour une entrée à hauteur de 49% de son capital de son homologue émiratie Etihad Airways, pour un coût social qui s’annonce élevé.<br />Etihad n’a évoqué aucun chiffre publiquement, mais l’administrateur délégué d’Alitalia, avait évoqué “2.200 suppressions d’emplois structurelles” sur un effectif de 12.800 personnes. <br /><br />Récemment le ministre italien des transports avait prévenu qu’Alitalia n’avait plus que deux options : le plan de relance d’Etihad ou l’abîme. De fait, Alitalia n’avait qu’une alternative crédible à sa disparition. <br />Le prix de la participation de 49% d’Etihad reste pour le moment inconnu. En règle générale, les détails de l’accord n’ont pas été révélés. <br /><br />Alitalia, qui a déjà bénéficié de plusieurs opérations de sauvetage dans le passé, est actuellement détenue par une vingtaine de sociétés, toutes privées, à l’exception de l’opérateur public Poste Italiane (Postes italiennes), entrée l’an dernier à son capital (à hauteur de 19,5%).<br />Ses autres actionnaires principaux sont les banques Intesa Sanpaolo (20,6%) et Unicredit (13%).<br />Air France KLM qui n’a pas participé à la récente augmentation de capital a vu sa part diluée dans le capital de la compagnie italienne, passant de 25 à 7%.
